Montreux, Suisse – De nouvelles avancées ont été enregistrées dans le processus de paix entre le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23), à l’issue des discussions tenues du 13 au 17 avril à Montreux, sous facilitation internationale.
Réunissant des représentants de Kinshasa, de l’AFC/M23, ainsi que des partenaires clés tels que le Qatar, les États-Unis, le Togo, l’Union africaine et la Suisse, ces pourparlers s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du Cadre de Doha pour un accord de paix global, signé en novembre 2025.
Un accent sur l’urgence humanitaire
Au cœur des discussions : l’accès humanitaire dans l’est de la RDC, région toujours meurtrie par des années de conflit armé. Les deux parties ont reconnu la nécessité urgente de garantir une assistance rapide, sûre et sans entrave aux populations civiles.
Elles se sont engagées à protéger les infrastructures vitales, notamment les installations sanitaires, les écoles, les réseaux d’eau et les ressources alimentaires, tout en s’abstenant de toute action susceptible d’aggraver la situation humanitaire.
Les acteurs humanitaires, souvent pris pour cible dans les zones de conflit, devraient désormais bénéficier de garanties accrues pour opérer en toute sécurité, selon les engagements pris.
Protection des civils et respect du droit international
Les discussions ont également permis de réaffirmer l’obligation pour les parties de respecter le droit international humanitaire et les droits humains. Une attention particulière est accordée à la protection des populations vulnérables, notamment les femmes et les enfants, souvent premières victimes des violences.
Les deux camps se sont engagés à prévenir les abus, y compris les violences sexuelles, et à garantir une distribution équitable de l’aide, sans discrimination.
Vers un mécanisme effectif de surveillance du cessez-le-feu
Autre avancée majeure : la mise en œuvre du Mécanisme conjoint de vérification élargi Plus (MCVE+), en collaboration avec la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL).
Ce dispositif ouvre la voie au déploiement du Mécanisme de supervision et de vérification du cessez-le-feu (MSVC/COVM), chargé de surveiller le respect du cessez-le-feu permanent entre les parties. Les premières missions de vérification pourraient être lancées dans les prochains jours, avec l’appui logistique de la MONUSCO.
Libération des détenus pour renforcer la confiance
Dans un geste visant à consolider la confiance mutuelle, les parties ont convenu de procéder à la libération de prisonniers dans un délai de dix jours, conformément à un accord antérieur. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) jouera un rôle clé dans ce processus.
Une dynamique fragile mais encourageante
Malgré ces avancées, de nombreux défis restent à relever pour parvenir à une paix durable dans l’est de la RDC. Les parties se sont toutefois engagées à maintenir l’élan des négociations et à accélérer les discussions sur les autres volets du processus de paix.
Les partenaires internationaux ont, de leur côté, réaffirmé leur soutien à cette dynamique, dans une région où les attentes des populations restent immenses après des années de violences.
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AfricaCentralNews.com continuera de suivre de près l’évolution de ce processus, dont dépend en grande partie la stabilité de l’est de la RDC et de toute la région des Grands Lacs.
