Les déplacés de Bunia installés aux sites de l’ISP et de Kigonze lancent un appel urgent aux autorités. Des déchets s’accumulent près des abris et exposent les familles à de graves risques sanitaires.
Les déplacés de Bunia vivent une situation sanitaire préoccupante. Aux sites de l’ISP et de Kigonze, en pleine ville de Bunia, des immondices envahissent les lieux d’hébergement.
Ces déchets dégagent de fortes odeurs. Ils attirent aussi les mouches et exposent les familles à plusieurs maladies. Les déplacés demandent donc une intervention rapide des autorités publiques.
L’alerte a été lancée vendredi 1er mai par les représentants des déplacés. Selon eux, la situation devient difficile à supporter, surtout au site de l’ISP Bunia, situé au quartier Muzipela.
Déplacés de Bunia : des déchets près des habitations
Gérard Maki, vice-président du comité des déplacés du site de l’ISP Bunia, décrit une situation alarmante.
« Ici, des montagnes de déchets s’amoncellent à ciel ouvert, près des habitations. Il y a des déchets ménagers, des liquides usés, des matières fécales et des bouteilles en plastique. La même situation est observée au site de Kigonze », a-t-il alerté.
Cette accumulation inquiète les habitants des deux sites. En effet, plusieurs familles vivent dans des conditions déjà précaires. Les enfants, les personnes âgées et les malades restent les plus exposés.
La Protection civile appelle à une intervention rapide
Le service provincial de la Protection civile parle d’une situation alarmante. Son coordonnateur, Robert Djalonga, demande une mobilisation urgente des services d’assainissement.
« Il est urgent de mobiliser les services d’assainissement et d’hygiène. Il faut aussi des moyens logistiques suffisants pour évacuer ces immondices », a-t-il déclaré.
Selon lui, une intervention rapide permettrait de limiter les risques de maladies d’origine hydrique. Dans des sites très fréquentés, l’absence d’hygiène peut vite aggraver la situation.
Des efforts encore insuffisants
Il y a quelques jours, certains partenaires humanitaires ont tenté d’évacuer une partie des déchets. Cependant, leurs moyens sont restés limités. Le problème persiste donc dans les deux sites.
Les déplacés demandent maintenant une réponse plus organisée. Ils souhaitent une évacuation régulière des immondices. Ils appellent aussi au renforcement des mesures d’hygiène.
À Bunia, cette alerte rappelle une urgence plus large. Les déplacés n’ont pas seulement besoin d’abris. Ils ont aussi besoin d’eau potable, de latrines propres et d’un environnement sain.
Sans action rapide, l’insalubrité pourrait devenir une nouvelle crise sanitaire pour ces familles déjà éprouvées par l’insécurité.
