Le gouvernement de la République Démocratique du Congo a suspendu les autorisations de sortie du territoire national pour les généraux et officiers supérieurs des Forces armées de la RDC (FARDC). Cette décision, prise sur instruction du président Félix Tshisekedi, concerne également les autorisations déjà délivrées, mais non encore utilisées.
La mesure figure dans une correspondance officielle datée du 15 octobre 2026, signée par le vice-Premier ministre chargé de la Défense nationale et des Anciens Combattants, Guy Kabombo Muadiamvita. Adressée au chef d’état-major général des FARDC, elle porte la référence VPM/MDNAC/CAB/6202/2026.
Selon ce document, la décision fait suite aux instructions données par le chef de l’État lors de la réunion du Conseil supérieur de la défense, tenue le mercredi 14 octobre à la Cité de l’Union africaine, à Kinshasa.
Les autorisations déjà accordées deviennent caduques
La suspension concerne toutes les nouvelles demandes de déplacement à l’étranger introduites par les officiers généraux et supérieurs.
Les autorisations précédemment accordées perdent également leur validité lorsque leurs bénéficiaires n’ont pas encore effectué le voyage.
Le ministre de la Défense exige une application stricte de cette instruction par la hiérarchie militaire.
La correspondance a notamment été transmise à la Présidence de la République, à la Primature, au ministère de l’Intérieur et à l’Inspection générale des FARDC.
Une décision dans un contexte sécuritaire tendu
Cette restriction intervient alors que la RDC continue de faire face à des défis sécuritaires majeurs, particulièrement dans ses provinces orientales.
Elle survient également quelques jours après l’annonce de la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), un mouvement politico-militaire présenté comme dirigé par l’ancien président Joseph Kabila.
Toutefois, la correspondance officielle ne précise aucun lien direct entre cette nouvelle organisation et la suspension des déplacements des officiers militaires.
Le document ne fournit pas non plus de justification détaillée, de calendrier de levée de la mesure ou d’informations sur d’éventuelles dérogations.
La décision reste donc applicable jusqu’à nouvel ordre, dans l’attente de nouvelles instructions des autorités compétentes.
