La lutte contre Ebola connaît de nouvelles difficultés en Ituri. Plusieurs équipes sanitaires réclament le paiement de leurs primes, tandis que des mouvements de grève perturbent certaines activités de riposte. Cette situation intervient alors que la province demeure l’épicentre de l’épidémie en République démocratique du Congo.
Des revendications sont signalées à Nia-Nia, Rwampara et au Centre de traitement Ebola de Kasenyi. Les agents concernés dénoncent des retards de paiement et réclament une réponse des autorités sanitaires.
Une épidémie toujours meurtrière
D’après l’Institut national de santé publique (INSP), la RDC enregistrait 9 704 cas confirmés d’Ebola et 4 687 décès au 20 octobre 2026.
L’Ituri représentait 72,5 % des cas confirmés. La province avait également enregistré 37 des 67 nouveaux cas rapportés au cours des dernières 24 heures couvertes par ce bulletin.
Ces chiffres montrent que la transmission du virus reste importante.
La surveillance des malades menacée
Les interruptions de travail pourraient affecter plusieurs activités essentielles, notamment le suivi des personnes contacts, la sensibilisation communautaire et la prise en charge des patients.
Ces opérations permettent d’identifier rapidement les nouvelles infections et de limiter la propagation du virus.
Dans les zones où les équipes sont déjà confrontées à des difficultés sécuritaires et logistiques, les mouvements de grève risquent d’aggraver une situation sanitaire préoccupante.
Un appel à une solution urgente
Le paiement des primes et la continuité des services sanitaires constituent désormais deux enjeux immédiats.
Une résolution rapide des revendications permettrait de limiter les perturbations de la riposte, particulièrement dans les zones de santé les plus touchées.
Face à une épidémie qui a déjà provoqué plusieurs milliers de décès, la protection des équipes et le maintien des activités de terrain restent indispensables.
