La campagne de vaccination au Nord-Kivu, prévue du 5 au 9 août 2026, n’aura finalement pas lieu à ces dates. Les autorités sanitaires provinciales ont annoncé son report. Elles n’ont pas encore communiqué le nouveau calendrier.
Cette campagne devait protéger les enfants contre la rougeole et la poliomyélite. Pour de nombreuses familles, l’annonce impose donc une nouvelle attente. Elle oblige aussi les autorités à communiquer rapidement afin d’éviter la confusion.
La campagne de vaccination au Nord-Kivu est reportée
Prisca Luanda Kamala, responsable provinciale chargée de la Santé, a confirmé la décision. Elle a évoqué des raisons liées à l’organisation de l’opération.
Selon les autorités, le report doit permettre de mieux préparer la campagne. L’objectif reste de vacciner les enfants dans plusieurs zones de santé du Nord-Kivu. Il ne s’agit donc pas d’une annulation.
La population devra cependant attendre une nouvelle annonce officielle. Celle-ci précisera les prochaines dates et les zones concernées.
Une attente qui doit rester la plus courte possible
Sur le terrain, chaque report peut troubler les parents. Certains avaient déjà organisé leurs journées pour recevoir les équipes de vaccination. D’autres pourraient croire que la campagne n’aura plus lieu.
Les services de santé devront donc renforcer la sensibilisation. Ils devront expliquer clairement pourquoi le calendrier a changé. Ils devront aussi annoncer la nouvelle période assez tôt.
Une communication tardive laisserait de la place aux rumeurs. Or, la confiance des familles joue un rôle essentiel dans la réussite d’une campagne de vaccination.
La rougeole et la poliomyélite restent une menace
La RDC mène depuis plusieurs années des campagnes contre ces maladies. En 2025, le pays comptait encore moins de 18 cas de poliomyélite, contre plus de 500 en 2022. Cette baisse importante résulte notamment des campagnes régulières et du renforcement de la surveillance.
Les progrès restent toutefois fragiles. L’insécurité empêche parfois les équipes médicales d’atteindre certaines localités. Les routes difficiles et les déplacements de population compliquent aussi leur travail.
Le Nord-Kivu réunit plusieurs de ces obstacles. Dans certaines zones, des enfants manquent des doses essentielles. Cela crée des poches de vulnérabilité où les maladies peuvent circuler de nouveau.
La rougeole reste également très contagieuse. Elle peut provoquer de graves complications chez les enfants non protégés. En RDC, plus de sept millions d’enfants de moins de cinq ans étaient encore exposés au risque en 2025.
Les parents doivent attendre les informations officielles
En attendant la nouvelle date, les familles doivent rester attentives aux messages des autorités sanitaires. Elles peuvent aussi vérifier les cartes de vaccination de leurs enfants.
Les relais communautaires, les responsables religieux et les médias locaux auront un rôle important. Ils devront diffuser les bonnes dates et corriger rapidement les fausses informations.
Le report de la campagne ne doit pas faire oublier son objectif. Il s’agit de protéger les enfants contre des maladies qui peuvent entraîner un handicap, de lourdes complications ou la mort.
Les autorités doivent maintenant achever les préparatifs. Elles doivent surtout annoncer rapidement un nouveau calendrier. Les familles ont besoin d’une information simple : quand et où leurs enfants pourront-ils être vaccinés ?
Lire aussi sur Africacentralnews :
En Ituri, l’épidémie d’Ebola aggrave une crise alimentaire déjà alarmante
La population de l’Ituri attend le bilan des 50 millions de dollars annoncés contre Ebola
