La vérité et la réconciliation s’invitent dans le débat sur le dialogue en RDC

Dodo Kamba lors des consultations sur la Commission Vérité et Réconciliation en RDC.

Alors que les discussions autour d’un éventuel dialogue national se poursuivent en République démocratique du Congo, une autre question prend de l’importance : faut-il d’abord établir un mécanisme de vérité et de réconciliation ?

Le Conseil interreligieux congolais défend depuis plusieurs mois la création d’une Commission Vérité et Réconciliation. Pour son président, l’archevêque Dodo Kamba, cette structure devrait contribuer à rapprocher les acteurs en conflit avant l’ouverture d’un véritable dialogue politique.

Cette proposition avait notamment reçu le soutien de Martin Fayulu en février 2026.

De leur côté, plusieurs confessions religieuses continuent également de défendre un dialogue national inclusif. Fin juillet, leur plateforme a proposé une initiative reposant notamment sur la médiation, le traitement des causes profondes des conflits ainsi qu’un mécanisme de vérité, de réparation des victimes et de réconciliation.

Deux visions du dialogue s’opposent

Tous les acteurs politiques ne partagent cependant pas la même approche.

Le Front Anti-Dialogue rejette les processus qu’il considère comme des arrangements politiques entre élites et estime que la souveraineté populaire doit rester au centre de toute initiative.

Le débat ne porte donc plus uniquement sur la nécessité d’organiser ou non un dialogue national. Il concerne aussi ses conditions, ses participants et les garanties nécessaires pour qu’un éventuel processus ne reproduise pas les échecs du passé.

En RDC, la question devient ainsi de plus en plus claire : dialoguer, peut-être, mais sur quelles bases et après quel travail de vérité ?

 

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