Le président Félix Tshisekedi a signé une ordonnance instituant un Comité d’organisation préliminaire du dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État. Cette décision marque une nouvelle étape dans le processus annoncé par le chef de l’État.
L’ordonnance a été lue dimanche 13 septembre par Tina Salama, porte-parole du président de la République. Le comité doit préparer les conditions nécessaires à la mise en place de la Commission préparatoire du dialogue national.
Un comité placé sous l’autorité du président
Le nouveau comité est directement placé sous l’autorité de Félix Tshisekedi. Il doit notamment préparer les aspects matériels, financiers, techniques, sécuritaires et logistiques du processus.
Il devra également établir des contacts avec les différentes composantes appelées à participer au dialogue et recueillir leurs contributions. Un secrétariat technique composé de onze experts doit accompagner ses travaux.
Le comité devra finalement remettre un rapport permettant de poursuivre le processus et de préparer la prochaine étape du dialogue.
L’opposition et la société civile expriment des réserves
La décision présidentielle suscite toutefois des réactions critiques. Plusieurs acteurs politiques et de la société civile estiment que le processus risque de rester trop fortement contrôlé par la présidence.
La Coalition Article 64, notamment, estime qu’un dialogue destiné à résoudre la crise congolaise ne peut être organisé et contrôlé par une seule partie. L’ASADHO a également exprimé ses réserves sur le dispositif annoncé.
Le débat porte désormais sur la composition du comité, la représentativité des participants et les garanties d’impartialité du processus.
Alors que la RDC reste confrontée à une grave crise sécuritaire dans l’Est, le dialogue national est présenté par le pouvoir comme un cadre destiné à rechercher la paix, renforcer la cohésion nationale et réfléchir à la refondation de l’État.
La réussite du processus dépendra toutefois de la capacité des différentes forces politiques et sociales à y prendre part et à considérer ses conclusions comme légitimes.
