RDC, Sama Lukonde dénonce l’interpellation de la sénatrice Carole Agito et exige le respect de ses immunités

Jean-Michel Sama Lukonde réagit à l'interpellation de Carole Agito en RDC.

Le président du Sénat de la République démocratique du Congo, Jean-Michel Sama Lukonde, a dénoncé, jeudi 22 octobre 2026, l’interpellation de la sénatrice Carole Agito Amela par les services de sécurité à Kinshasa. Il estime que cette intervention n’a pas respecté les dispositions légales protégeant les parlementaires dans l’exercice de leurs fonctions.

L’interpellation de la sénatrice serait survenue mercredi 21 octobre, soit la veille de la réaction officielle du président de la Chambre haute du Parlement.

Prenant la parole à l’ouverture de la séance plénière du jeudi, Jean-Michel Sama Lukonde a exprimé sa désapprobation face à cette procédure. Il a notamment invoqué l’article 107 de la Constitution congolaise et l’article 223 du règlement intérieur du Sénat.

Selon lui, les services concernés n’ont pas respecté la procédure préalable à la levée des immunités parlementaires.

Le président du Sénat rappelle les garanties constitutionnelles

L’article 107 de la Constitution encadre les poursuites et les mesures privatives de liberté visant les parlementaires. Il prévoit des garanties particulières, notamment pendant les sessions parlementaires.

Pour Jean-Michel Sama Lukonde, ces dispositions doivent être respectées, quelle que soit la nature des faits éventuellement reprochés à un membre du Parlement.

Le président du Sénat a toutefois précisé que son institution ne s’oppose pas à l’action de la justice. Il insiste plutôt sur la nécessité de respecter les procédures prévues par la loi.

Des circonstances encore peu éclaircies

Les motifs exacts de l’interpellation de Carole Agito Amela n’ont pas été précisés dans la déclaration du président du Sénat.

Certaines informations de presse évoquent un interrogatoire par les services de renseignements militaires, suivi d’une remise en liberté. Ces éléments restent néanmoins à confirmer officiellement.

Cette affaire remet au premier plan la question des immunités parlementaires en RDC. Elle souligne également l’importance du respect des procédures judiciaires et des garanties constitutionnelles dans les rapports entre les institutions.

À ce stade, aucune communication officielle détaillant les faits reprochés à la sénatrice n’a été identifiée.