Nord-Kivu : quatre centres de santé détruits par les combats dans le territoire de Masisi

Centres de santé détruits à Masisi, au Nord-Kivu, dans un contexte de violences armées.

Les affrontements armés dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, ont entraîné la destruction de quatre structures sanitaires dans le groupement Ufamandu Ier. Cette situation prive plusieurs habitants de soins médicaux essentiels, alors que l’insécurité continue de provoquer des déplacements de population.

Les structures touchées sont les centres de santé d’Ufamandu, de Miano, de Katuunda et de Nyandeki. Selon nos informations ce samedi 17 octobre 2026, ces destructions sont survenues dans un contexte d’affrontements entre les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les Wazalendo, et les combattants du FRN.

Des populations privées de soins médicaux

La destruction des installations sanitaires aggrave les difficultés des habitants du groupement Ufamandu Ier. Plusieurs familles ont quitté leurs villages pour trouver refuge dans les zones forestières, loin des structures médicales encore fonctionnelles.

Les pillages de médicaments et la destruction des équipements compromettent également la prise en charge des malades.

Les femmes enceintes, les enfants et les personnes âgées figurent parmi les populations les plus exposées. L’interruption des consultations et des soins courants risque d’aggraver leur vulnérabilité.

Une situation humanitaire préoccupante à Masisi

Ces nouvelles destructions illustrent les conséquences des affrontements armés sur les services sociaux de base dans le Nord-Kivu.

Dans plusieurs localités de Masisi, l’insécurité complique déjà l’accès aux soins, les déplacements des équipes médicales et l’approvisionnement en médicaments.

La protection des établissements sanitaires demeure donc un enjeu essentiel pour éviter une nouvelle dégradation de la situation humanitaire.

À ce stade, aucun bilan précis des victimes liées à ces destructions n’est disponible. La date exacte des dommages reste également à établir.

Certaines familles ont commencé à regagner leurs villages depuis le 15 octobre. Toutefois, la situation sécuritaire reste fragile et les besoins humanitaires demeurent importants.