Soudan : au moins 73 morts dans une attaque de drones contre un marché à Abyei

Attaque de drones à Abyei, fumée au-dessus du marché d'Amiet après le bombardement du 19 octobre 2026.

Une attaque de drones contre le marché d’Amiet, dans la région disputée d’Abyei, aurait fait au moins 73 morts et 19 blessés. Les autorités locales accusent l’armée soudanaise d’être responsable du bombardement, survenu lundi 19 octobre 2026. Cette accusation reste toutefois à confirmer de manière indépendante.

Le marché d’Amiet, situé dans une zone stratégique entre le Soudan et le Soudan du Sud, a été frappé alors que des activités commerciales s’y déroulaient.

Selon les informations rapportées le 20 octobre, le bilan communiqué par les autorités locales fait état de 73 personnes tuées et 19 blessées. Les circonstances exactes de l’attaque restent à établir.

Des dizaines de victimes dans un marché fréquenté

Le bombardement a provoqué une situation d’urgence sanitaire dans une région où les infrastructures médicales demeurent limitées.

Médecins sans frontières (MSF) indique avoir pris en charge plus de 20 blessés, dont plusieurs dans un état critique.

Le nombre de victimes pourrait évoluer à mesure que les opérations de secours et les vérifications se poursuivent.

L’armée soudanaise mise en cause

Les autorités locales d’Abyei attribuent l’attaque aux forces armées soudanaises. Toutefois, aucune preuve indépendante permettant d’établir définitivement l’origine des drones n’a été rendue publique dans les informations disponibles.

Il convient donc de distinguer le bilan communiqué par les autorités locales des accusations concernant les responsables du bombardement.

Abyei, une région disputée toujours fragile

La région d’Abyei demeure au cœur d’un différend territorial entre le Soudan et le Soudan du Sud depuis l’indépendance de ce dernier en 2011.

Son statut définitif n’a jamais été réglé. Les tensions communautaires, les différends territoriaux et l’insécurité compliquent régulièrement la vie des populations.

Cette nouvelle attaque risque d’aggraver une situation humanitaire déjà fragile et de renforcer les inquiétudes concernant la protection des civils dans cette zone frontalière.

L’établissement des responsabilités et la sécurisation des populations constituent désormais des enjeux prioritaires.